Capsule

Cent ans plus tard

Cent ans après la Confédération, l’espace francophone d’Ottawa n’a pas vraiment changé. Si les Canadiens français sont déjà nombreux à s’être déplacés vers la banlieue, leur répartition au sein des quartiers centraux d’Ottawa est restée à peu près la même. Les plaines LeBreton en accueillent toujours de forts contingents. On les retrouve en concentrations importantes dans la Côte-de-Sable et dans leur château fort de la Basse-ville.

En 1961, les trois quarts des habitants de la Basse-ville sont des Canadiens français, 16 % sont d’origine britannique et 8 % d’autres origines. La proportion des catholiques est de 88 %. Presque les deux tiers des habitants du quartier sont bilingues, et le pourcentage des unilingues anglophones (20 %) est à peine plus élevé que le pourcentage des unilingues francophones (16 %). La Basse-Ville demeure un quartier pauvre : le salaire moyen par famille reste en deçà de 5 000 $ dans chacun des quatre secteurs de recensement que compte le quartier, alors que la moyenne est de 6 228 $ pour l’ensemble de la ville. En outre, les trois quarts des ménages sont locataires. Il faut relativiser toutefois, ne serait-ce qu’en ce qui a trait aux conditions matérielles. Plus des quatre cinquièmes des logements sont munis de toilettes à chasse d’eau et rares sont ceux qui n’ont pas de bain ou de douche. Presque la moitié des ménages du quartier possède une auto.